lundi 3 août 2009
vendredi 24 avril 2009
Spécial Urban Pop: Ashanti (3/3)

J'ai une affection toute particulière pour Ashanti. Sans savoir l'expliquer. Dés le tube Foolish en 2002, je me suis prise d'une passion pour la belle, en sachant pertinemant qu'en toute objectivité, c'est du r&b pas vraiment folichon, hyper sucré, pas inintéressant par moments, mais toujours trop formaté pour que les puristes y jettent une oreille. Mais que voulez vous, écouter du Hendrix toute la journée, du Pink Floyd H24 uniqement pour pouvoir dire j'écoute que des génies c'est pas mon truc. Un peu de légerté ne me fait pas de mal...
Et puis il faut se faire une raison, le R&b 90's est mort par définition, il faut passer à autre chose et faire avec les paillettes, le mainstream, les Beyoncé-ism, les one hit wonders qui répétent à l'infini les mêmes codes dans leurs vidéos (poses lascives en Baby Phat, caméra braquée sur
les escarpins griffés, la chutte de reins en slow motion, minis shorts et autres bamboo earrings, ect il suffit d'allumer MTV).
Une fois dépassées ces constatations, on peut écouter Ashanti sans problème, en prenant ses albums comme de bons moments à passer, textes sur l'amour, featurings de rappeurs, samples cramés au programme, bref le lot de beaucoup de chanteuses. Avec de superbes surprises de temps en temps, des morceaux au dessus du lot voire excellents, et c'est en cela qu'elle devient intéressante, la petite Ash. Capable de nous servir un petit chef d'oeuvre en plein milieu d'un navet.
Début 2002, avec son premier album, un son calibré pour les chaudes journées d'été, la babe des refrains efficaces ( Fat Joe, Ja Rule) devient une auteur compositeur accomplie sous Murder Inc, le label d'Irv Gotti. L'essai est remarquable et remarqué: on se souvient tous de Foolish, titre qui, débarqué ainsi de nulle part, nous a brièvement rappelé un hip hop soul digne de Mary J, malgré la faible voix d'Ashanti, pourtant loin d'être inaudible. L'atmosphère est lourde, parfois cinématographique (le sublime Rescue) sophistiquée. Clairement l'un des meilleurs albums d'r&b mainstream qui m'ai été donné d'entendre.
Il faut souligner les qualités d'écriture d'Ashanti, qui surjoue dans le schéma classique du "love me or leave me alone" certes, mais avec talent. Le trio gagnant de l'album est Call- Scared- Rescue, sorte de tryptique impeccablement produit, envoutant et déroutant ( Rescue, LA surprise de l'album, ballade langoureuse et intense, parfaite).
La suite est moins glorieuse pour Ashanti : en 2003 elle veut sortir son Chapter II mais c'est Beyoncé qui capte toute l'attention avec le tonitruant DIL bien sûr. Résultat, l'album passe inaperçu, malgré un magnifique Rain On Me. L'opus est fade, c'est un flop incroyable et mérité. Mettons ça sur le coup de la pression du deuxième album...
S'en suit l'année suivante le bien nommé Concrete Rose, qui s'inscrit dans la veine du premier album tout en restant tout de même un cran en dessous. Only You sera son premier single, un titre explosif et inoubliable qui redore le blason d'Ashanti pour quelques temps. Certain ne se sont pas encore remis d'entendre une banale chanteuse r&b sur un titre aussi audacieux. L'album est un festin pour les amateurs du genre, enchaînant beats minimalistes et terriblement laid back ( Love Again, Don't let them) avec quelques niaiseries ratées ( Take me tonight). Heureusement les dégats sont limités, et c'est un opus dont Ashanti n'a pas à rougir.
Pas comme celui qu'elle nous servira en ce mois de juin 2008, un petit massacre dans lequel la belle s'essaie aux sons éléctroniques eighties qui ne lui correspondent pas le moins du monde (éloignez vos oreilles des horribles You're gonna miss et So over you). Parmis ce fouilli over-produit quatre titres se distinguent cependant: l' Alicia Keysien The way that I love you, dans un registre qu' Ashanti aborde souvent ( la femme trompée) mais rarement avec autant de conviction, de rage oserai-je dire. Good Good aurait dû être un tube, rafraîchissant et totalement craquant dans sa version vidéo, où Ashanti joue à la parfaite maîtresse de maison, osant les poses lascives dans un supermarché en ou se faisant des bigoudis avec des canettes de coca. Girlfriend, tout droit sortit d'un Concrete Rose, c'en est même troublant, est la meilleure production de l'album. Quant à The things you make me do, c'est un duo aérien avec Robin Thike qui, s'il ne casse pas des briques, reste agréable.
Ashanti aura beau tout essayer, elle ne retrouvera probablement jamais le statut qu'elle a obtenu à ses débuts, l'époque où la critique la qualifiait (bien trop vite) de nouvelle bombe hip hop soul. Elle est passée très vite aux oubliettes finalement, comme beaucoup de Cassie Mya Christina Milian ( c'est dommage car je trouve qu'elle a quelque chose) mais on sent que les échecs ne lui font pas peur, elle s'accroche et continue à sortir des albums (inégaux certes), elle ne sera non plus sûrement jamais "the hottest chick in the game" si l'on écoute les critiques, mais j'aime sa détermination.
Et puis il faut se faire une raison, le R&b 90's est mort par définition, il faut passer à autre chose et faire avec les paillettes, le mainstream, les Beyoncé-ism, les one hit wonders qui répétent à l'infini les mêmes codes dans leurs vidéos (poses lascives en Baby Phat, caméra braquée sur
les escarpins griffés, la chutte de reins en slow motion, minis shorts et autres bamboo earrings, ect il suffit d'allumer MTV).
Une fois dépassées ces constatations, on peut écouter Ashanti sans problème, en prenant ses albums comme de bons moments à passer, textes sur l'amour, featurings de rappeurs, samples cramés au programme, bref le lot de beaucoup de chanteuses. Avec de superbes surprises de temps en temps, des morceaux au dessus du lot voire excellents, et c'est en cela qu'elle devient intéressante, la petite Ash. Capable de nous servir un petit chef d'oeuvre en plein milieu d'un navet.
Début 2002, avec son premier album, un son calibré pour les chaudes journées d'été, la babe des refrains efficaces ( Fat Joe, Ja Rule) devient une auteur compositeur accomplie sous Murder Inc, le label d'Irv Gotti. L'essai est remarquable et remarqué: on se souvient tous de Foolish, titre qui, débarqué ainsi de nulle part, nous a brièvement rappelé un hip hop soul digne de Mary J, malgré la faible voix d'Ashanti, pourtant loin d'être inaudible. L'atmosphère est lourde, parfois cinématographique (le sublime Rescue) sophistiquée. Clairement l'un des meilleurs albums d'r&b mainstream qui m'ai été donné d'entendre.
Il faut souligner les qualités d'écriture d'Ashanti, qui surjoue dans le schéma classique du "love me or leave me alone" certes, mais avec talent. Le trio gagnant de l'album est Call- Scared- Rescue, sorte de tryptique impeccablement produit, envoutant et déroutant ( Rescue, LA surprise de l'album, ballade langoureuse et intense, parfaite).
La suite est moins glorieuse pour Ashanti : en 2003 elle veut sortir son Chapter II mais c'est Beyoncé qui capte toute l'attention avec le tonitruant DIL bien sûr. Résultat, l'album passe inaperçu, malgré un magnifique Rain On Me. L'opus est fade, c'est un flop incroyable et mérité. Mettons ça sur le coup de la pression du deuxième album...
S'en suit l'année suivante le bien nommé Concrete Rose, qui s'inscrit dans la veine du premier album tout en restant tout de même un cran en dessous. Only You sera son premier single, un titre explosif et inoubliable qui redore le blason d'Ashanti pour quelques temps. Certain ne se sont pas encore remis d'entendre une banale chanteuse r&b sur un titre aussi audacieux. L'album est un festin pour les amateurs du genre, enchaînant beats minimalistes et terriblement laid back ( Love Again, Don't let them) avec quelques niaiseries ratées ( Take me tonight). Heureusement les dégats sont limités, et c'est un opus dont Ashanti n'a pas à rougir.
Pas comme celui qu'elle nous servira en ce mois de juin 2008, un petit massacre dans lequel la belle s'essaie aux sons éléctroniques eighties qui ne lui correspondent pas le moins du monde (éloignez vos oreilles des horribles You're gonna miss et So over you). Parmis ce fouilli over-produit quatre titres se distinguent cependant: l' Alicia Keysien The way that I love you, dans un registre qu' Ashanti aborde souvent ( la femme trompée) mais rarement avec autant de conviction, de rage oserai-je dire. Good Good aurait dû être un tube, rafraîchissant et totalement craquant dans sa version vidéo, où Ashanti joue à la parfaite maîtresse de maison, osant les poses lascives dans un supermarché en ou se faisant des bigoudis avec des canettes de coca. Girlfriend, tout droit sortit d'un Concrete Rose, c'en est même troublant, est la meilleure production de l'album. Quant à The things you make me do, c'est un duo aérien avec Robin Thike qui, s'il ne casse pas des briques, reste agréable.
Ashanti aura beau tout essayer, elle ne retrouvera probablement jamais le statut qu'elle a obtenu à ses débuts, l'époque où la critique la qualifiait (bien trop vite) de nouvelle bombe hip hop soul. Elle est passée très vite aux oubliettes finalement, comme beaucoup de Cassie Mya Christina Milian ( c'est dommage car je trouve qu'elle a quelque chose) mais on sent que les échecs ne lui font pas peur, elle s'accroche et continue à sortir des albums (inégaux certes), elle ne sera non plus sûrement jamais "the hottest chick in the game" si l'on écoute les critiques, mais j'aime sa détermination.

TOP 5:
Rain on me
Only U
Rescue
Still on it feat Method Man & Paul Wall
Good good
jeudi 12 mars 2009
CHAUDEMENT RECOMMANDE...
Le "Coffy" de Roy Ayers, bande-son d'un film trop vite rangé dans la catégorie navet. Un film avec Pam Grier, bon dieu! Je suis dingue d'elle et de TOUT ces films 70's, façon série B, blaxploitation ou petit film hippie qui ont quand même un arrière gout de reviens-y. Vous verrez!Cette BO est dix fois meilleure que celle de Foxy Brown, composée pourtant par Willie Hitch.
J'ai une préférence assez nette pour l'ambiance suave et inimitable de Roy. Ce disque agit pour moi comme un manifeste des années 70 que je n'aie pas vécues, la véritable bande originale de l'époque, j'adore ce disque, ma mère l'adore, c'est un groove consensuel et indémmodable.
Et puis Roy Ayers, qui mérite une écoute approfondie, comme tous ces génies sous-estimés; Roy Ayers, légende pour les puristes hip-hop (énormément samplé), artiste fantastique pour les amateurs de nu soul, et carrément méconnu pour d'autres.
Coffy is the color
King George
lundi 9 février 2009
Vieilleries

Eliott Easton's Tiki gods - Monte Carlo nights
Quand je pense à la fabuleuse BO de Jackie Brown de Tarantino, ma première pensée est pour cette fameuse cent-dixième rue de Bobby Womack, inévitablement. I was the third brother of five, Doing whatever I had to do to survive... Oui mais... En fouillant dans mes archives ce Monte Carlo nights m'est revenu en mémoire. Un petit bijou au doux gôut de revanche explosive (Pam Grier oblige) qui se mêle avec celui des longues nuits brûlantes... Le tout composé par le guitariste des Cars.
Claudja Barry - Love for the sake of love
Au tout milieu des 70's Claudja fera une apparition au sein des Boney M avant de se lancer dans une carrière solo plutôt disco. Ce titre, Love for the sake of love, sonne comme une erreur exotique qui tourne au ralenti au milieu de son LP survitaminé Sweet Dynamite. Une erreur divine car ce morceau est parfait. Long slow langoureux à faire fondre les glaciers, irrésistible au moment de l'été, avec une Claudja transformée en Donna Summer, ultra-sensuelle et légèrement kistch . Montell Jordan ne peut me contredire, c'est sublime...

Iggy Pop & David Bowie - Nightclubbing
Le meilleur de la collaboration Bowie-Pop. Complétement culte, samplé par Nine Inch Nails et Oasis, repris par Grace Jones, entendu dans Trainspotting de Danny Boyle. Parfait hymne insomniaque pour Ardisson (son Lunettes noires pour nuits blanches). La bande-son divine des nuits berlinoises excessives!
Coldcut - I'm wild about that thing
Pour continuer dans la débauche, laissons place à ce morceau au contenu explicite, une sorte de dialogue avec un docteur sur les choses de la vie ( You know doctor, you're right, sex is fun). Un bon trip hop trafiqué et débridé par les bons soins des deux Londoniens de Coldcut.
lundi 12 janvier 2009
Deep Throat: le son du scandale

Deep Throat. Anthology.
L'album que j'ai le plus écouté en 2008!
Deep Throat se range facilement dans la catégorie du porn funk, ou porn groove comme on aime à le dire. Catégorie fourre-tout, car si en effet on a affaire à une BO d'un film porno 70's mythique, aucun des tracks n'est vraiment x-rated, pas même suggestif, tout juste sensuel, oui, sensuel, et, comble de l'ironie, cela donne un disque d'ambiance parfait! Assez sage pour être passé en fond d'un dîner familial. Si, si, je vous assure. De l' easy listening aux sonorités soul funk de qualité même s' il a pris un bon coup de vieux ( la part I s'apparente parfois à une musique de cirque entrecoupée de dialogues bien sentis, la part II est divine). A écouter parce que c'est la bande-son d'un des scandales de l'Amérique!
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dimanche 4 janvier 2009
Le traditionnel...BEST OF 2008
Forcément subjectif, puisque je suis loin d'avoir écouté tout 2008( je me suis contentée du strict minimum à vrai dire), voici tout de même mon top des titres qui m'ont le plus marqué:
José James - Park bench people
NERD - Yeah you
Erykah Badu - The Healer
Raphael Saadiq - Big easy
Duffy - Mercy
Gabriella Cilmi - Sweet about me
Ashanti - Good good
Lil' Wayne - A milli
The Cool Kids - One, two
Solange - I decided
Jazmine Sullivan - Bust your windows
Ayo - Slow, slow
The Roots - Get busy
Grace Jones - Corporate cannibal
Illa J - All good
Beyoncé - Diva
BONUS:
M.I.A. - Paper planes. Plus le sample: The Clash - Straight to hell. (daté de 2007, mais RIGOUREUSEMENT INEVITABLE en 08!).
José James - Park bench people
NERD - Yeah you
Erykah Badu - The Healer
Raphael Saadiq - Big easy
Duffy - Mercy
Gabriella Cilmi - Sweet about me
Ashanti - Good good
Lil' Wayne - A milli
The Cool Kids - One, two
Solange - I decided
Jazmine Sullivan - Bust your windows
Ayo - Slow, slow
The Roots - Get busy
Grace Jones - Corporate cannibal
Illa J - All good
Beyoncé - Diva
BONUS:
M.I.A. - Paper planes. Plus le sample: The Clash - Straight to hell. (daté de 2007, mais RIGOUREUSEMENT INEVITABLE en 08!).
mardi 11 novembre 2008
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