
J'ai une affection toute particulière pour Ashanti. Sans savoir l'expliquer. Dés le tube Foolish en 2002, je me suis prise d'une passion pour la belle, en sachant pertinemant qu'en toute objectivité, c'est du r&b pas vraiment folichon, hyper sucré, pas inintéressant par moments, mais toujours trop formaté pour que les puristes y jettent une oreille. Mais que voulez vous, écouter du Hendrix toute la journée, du Pink Floyd H24 uniqement pour pouvoir dire j'écoute que des génies c'est pas mon truc. Un peu de légerté ne me fait pas de mal...
Et puis il faut se faire une raison, le R&b 90's est mort par définition, il faut passer à autre chose et faire avec les paillettes, le mainstream, les Beyoncé-ism, les one hit wonders qui répétent à l'infini les mêmes codes dans leurs vidéos (poses lascives en Baby Phat, caméra braquée sur
les escarpins griffés, la chutte de reins en slow motion, minis shorts et autres bamboo earrings, ect il suffit d'allumer MTV).
Une fois dépassées ces constatations, on peut écouter Ashanti sans problème, en prenant ses albums comme de bons moments à passer, textes sur l'amour, featurings de rappeurs, samples cramés au programme, bref le lot de beaucoup de chanteuses. Avec de superbes surprises de temps en temps, des morceaux au dessus du lot voire excellents, et c'est en cela qu'elle devient intéressante, la petite Ash. Capable de nous servir un petit chef d'oeuvre en plein milieu d'un navet.
Début 2002, avec son premier album, un son calibré pour les chaudes journées d'été, la babe des refrains efficaces ( Fat Joe, Ja Rule) devient une auteur compositeur accomplie sous Murder Inc, le label d'Irv Gotti. L'essai est remarquable et remarqué: on se souvient tous de Foolish, titre qui, débarqué ainsi de nulle part, nous a brièvement rappelé un hip hop soul digne de Mary J, malgré la faible voix d'Ashanti, pourtant loin d'être inaudible. L'atmosphère est lourde, parfois cinématographique (le sublime Rescue) sophistiquée. Clairement l'un des meilleurs albums d'r&b mainstream qui m'ai été donné d'entendre.
Il faut souligner les qualités d'écriture d'Ashanti, qui surjoue dans le schéma classique du "love me or leave me alone" certes, mais avec talent. Le trio gagnant de l'album est Call- Scared- Rescue, sorte de tryptique impeccablement produit, envoutant et déroutant ( Rescue, LA surprise de l'album, ballade langoureuse et intense, parfaite).
La suite est moins glorieuse pour Ashanti : en 2003 elle veut sortir son Chapter II mais c'est Beyoncé qui capte toute l'attention avec le tonitruant DIL bien sûr. Résultat, l'album passe inaperçu, malgré un magnifique Rain On Me. L'opus est fade, c'est un flop incroyable et mérité. Mettons ça sur le coup de la pression du deuxième album...
S'en suit l'année suivante le bien nommé Concrete Rose, qui s'inscrit dans la veine du premier album tout en restant tout de même un cran en dessous. Only You sera son premier single, un titre explosif et inoubliable qui redore le blason d'Ashanti pour quelques temps. Certain ne se sont pas encore remis d'entendre une banale chanteuse r&b sur un titre aussi audacieux. L'album est un festin pour les amateurs du genre, enchaînant beats minimalistes et terriblement laid back ( Love Again, Don't let them) avec quelques niaiseries ratées ( Take me tonight). Heureusement les dégats sont limités, et c'est un opus dont Ashanti n'a pas à rougir.
Pas comme celui qu'elle nous servira en ce mois de juin 2008, un petit massacre dans lequel la belle s'essaie aux sons éléctroniques eighties qui ne lui correspondent pas le moins du monde (éloignez vos oreilles des horribles You're gonna miss et So over you). Parmis ce fouilli over-produit quatre titres se distinguent cependant: l' Alicia Keysien The way that I love you, dans un registre qu' Ashanti aborde souvent ( la femme trompée) mais rarement avec autant de conviction, de rage oserai-je dire. Good Good aurait dû être un tube, rafraîchissant et totalement craquant dans sa version vidéo, où Ashanti joue à la parfaite maîtresse de maison, osant les poses lascives dans un supermarché en ou se faisant des bigoudis avec des canettes de coca. Girlfriend, tout droit sortit d'un Concrete Rose, c'en est même troublant, est la meilleure production de l'album. Quant à The things you make me do, c'est un duo aérien avec Robin Thike qui, s'il ne casse pas des briques, reste agréable.
Ashanti aura beau tout essayer, elle ne retrouvera probablement jamais le statut qu'elle a obtenu à ses débuts, l'époque où la critique la qualifiait (bien trop vite) de nouvelle bombe hip hop soul. Elle est passée très vite aux oubliettes finalement, comme beaucoup de Cassie Mya Christina Milian ( c'est dommage car je trouve qu'elle a quelque chose) mais on sent que les échecs ne lui font pas peur, elle s'accroche et continue à sortir des albums (inégaux certes), elle ne sera non plus sûrement jamais "the hottest chick in the game" si l'on écoute les critiques, mais j'aime sa détermination.
Et puis il faut se faire une raison, le R&b 90's est mort par définition, il faut passer à autre chose et faire avec les paillettes, le mainstream, les Beyoncé-ism, les one hit wonders qui répétent à l'infini les mêmes codes dans leurs vidéos (poses lascives en Baby Phat, caméra braquée sur
les escarpins griffés, la chutte de reins en slow motion, minis shorts et autres bamboo earrings, ect il suffit d'allumer MTV).
Une fois dépassées ces constatations, on peut écouter Ashanti sans problème, en prenant ses albums comme de bons moments à passer, textes sur l'amour, featurings de rappeurs, samples cramés au programme, bref le lot de beaucoup de chanteuses. Avec de superbes surprises de temps en temps, des morceaux au dessus du lot voire excellents, et c'est en cela qu'elle devient intéressante, la petite Ash. Capable de nous servir un petit chef d'oeuvre en plein milieu d'un navet.
Début 2002, avec son premier album, un son calibré pour les chaudes journées d'été, la babe des refrains efficaces ( Fat Joe, Ja Rule) devient une auteur compositeur accomplie sous Murder Inc, le label d'Irv Gotti. L'essai est remarquable et remarqué: on se souvient tous de Foolish, titre qui, débarqué ainsi de nulle part, nous a brièvement rappelé un hip hop soul digne de Mary J, malgré la faible voix d'Ashanti, pourtant loin d'être inaudible. L'atmosphère est lourde, parfois cinématographique (le sublime Rescue) sophistiquée. Clairement l'un des meilleurs albums d'r&b mainstream qui m'ai été donné d'entendre.
Il faut souligner les qualités d'écriture d'Ashanti, qui surjoue dans le schéma classique du "love me or leave me alone" certes, mais avec talent. Le trio gagnant de l'album est Call- Scared- Rescue, sorte de tryptique impeccablement produit, envoutant et déroutant ( Rescue, LA surprise de l'album, ballade langoureuse et intense, parfaite).
La suite est moins glorieuse pour Ashanti : en 2003 elle veut sortir son Chapter II mais c'est Beyoncé qui capte toute l'attention avec le tonitruant DIL bien sûr. Résultat, l'album passe inaperçu, malgré un magnifique Rain On Me. L'opus est fade, c'est un flop incroyable et mérité. Mettons ça sur le coup de la pression du deuxième album...
S'en suit l'année suivante le bien nommé Concrete Rose, qui s'inscrit dans la veine du premier album tout en restant tout de même un cran en dessous. Only You sera son premier single, un titre explosif et inoubliable qui redore le blason d'Ashanti pour quelques temps. Certain ne se sont pas encore remis d'entendre une banale chanteuse r&b sur un titre aussi audacieux. L'album est un festin pour les amateurs du genre, enchaînant beats minimalistes et terriblement laid back ( Love Again, Don't let them) avec quelques niaiseries ratées ( Take me tonight). Heureusement les dégats sont limités, et c'est un opus dont Ashanti n'a pas à rougir.
Pas comme celui qu'elle nous servira en ce mois de juin 2008, un petit massacre dans lequel la belle s'essaie aux sons éléctroniques eighties qui ne lui correspondent pas le moins du monde (éloignez vos oreilles des horribles You're gonna miss et So over you). Parmis ce fouilli over-produit quatre titres se distinguent cependant: l' Alicia Keysien The way that I love you, dans un registre qu' Ashanti aborde souvent ( la femme trompée) mais rarement avec autant de conviction, de rage oserai-je dire. Good Good aurait dû être un tube, rafraîchissant et totalement craquant dans sa version vidéo, où Ashanti joue à la parfaite maîtresse de maison, osant les poses lascives dans un supermarché en ou se faisant des bigoudis avec des canettes de coca. Girlfriend, tout droit sortit d'un Concrete Rose, c'en est même troublant, est la meilleure production de l'album. Quant à The things you make me do, c'est un duo aérien avec Robin Thike qui, s'il ne casse pas des briques, reste agréable.
Ashanti aura beau tout essayer, elle ne retrouvera probablement jamais le statut qu'elle a obtenu à ses débuts, l'époque où la critique la qualifiait (bien trop vite) de nouvelle bombe hip hop soul. Elle est passée très vite aux oubliettes finalement, comme beaucoup de Cassie Mya Christina Milian ( c'est dommage car je trouve qu'elle a quelque chose) mais on sent que les échecs ne lui font pas peur, elle s'accroche et continue à sortir des albums (inégaux certes), elle ne sera non plus sûrement jamais "the hottest chick in the game" si l'on écoute les critiques, mais j'aime sa détermination.

TOP 5:
Rain on me
Only U
Rescue
Still on it feat Method Man & Paul Wall
Good good
2 commentaires:
C'est marrant parce que ma petite soeur que je qualifie de "puriste" et qui a coutume d'être "impitoyable" envers ce "R&B" a la même affection que toi pour Ashanti.
Moi son timbre de voix me laisse à 37, mais j'a beaucoup aimé "foolish" que j'avais trouvé bien écrit.
J'avais également beaucoup aimé le clip, dont une des scènes avait été vite censurée peu de temps après sa sortie(celle où Terence Howard lui balance la lampe de salon à la tête).
Tu as raison il faut faire son deuil et même moi qui suis particulièrement bon public, je sature!
Ce qui me manque le plus en fait ce sont les clip, les vrais, ceux qui racontaient des histoires, ds tranches de vie et non pas le placement de produit outrancier qui fait aujourd'hui office de vidéo.
Rien à voir, mais j'aimerais tellement savoir ce que tu as pensé de ces bouquins sur la droite là.
Je dis ça, je dis rien..
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